Je ne sais pas comment c’était chez vous quand vous étiez enfants, mais chez mes parents, le déjeûner du dimanche était et est toujours une institution. Autant vous dire que quand certaines de mes amies me disent que le dimanche c’est tellement farniente qu’elles vont manger au McDo pour pas cuisiner, je trouve quand-même ça un peu triste!
Passer la matinée dans la cuisine comme ma mère: non, mais pourquoi se priver du plaisir d’un vrai déjeûner préparé sans trop d’efforts, une fois dans la semaine? Bon évidemment, il faut y penser avant de faire ses courses (je suppose que pour vous aussi, ça a souvent lieu vendredi soir ou samedi), c’est pour ça que je vous en parle un vendredi.
Pour mon déjeûner dominical, je prévois d’abord un potage de légumes. Ne hurlez pas, je vous jure que c’est hyper simple. Pour moi c’est même encore plus que hyper simple parce que je le prépare avec ma cocotte minute Seb dernier cri avec minuteur intégré et tout et tout. Mais en fait c’est pareil avec une casserole normale sauf que le temps de cuisson sera plus long.
Non, je ne passe pas des heures avec les mains dans l’eau froide pour nettoyer les légumes, j’avoue; les surgelés c’est pas fait pour les chiens. Soit vous trouvez un bon mélange pour soupe qui vous plaît, soit vous le composez vous-même. J’ai 2 grands classiques à mon actif : céleri+carotte+persil plat+pommes de terre qui fonctionne en toute saison, et à l’hiver potiron+carotte+oignon+pomme de terre. Au niveau proportion c’est une question de goût, mais évitez juste d’abuser de ce qui a un goût très fort comme le persil plat. Et je mets toujours environ un tiers de pomme de terre. Ceux qui veulent faire attention à la ligne peuvent remplacer partiellement ou totalement la pomme de terre par de la courgette, mais le goût est différent.
Bref, la règle pour préparer un potage savoureux, c’est de commencer par faire étuver les légumes coupés dans de la matière grasse pour dégager les arômes, avant d’ajouter l’eau. Puis on laisse mijoter, on mixe, on assaisonne, et c’est réglé.
“Je sais pas combien d’eau il faut mettre“, vous allez me dire. Ben moi non plus. En plus ça dépend si vous aimez un potage épais ou pas. Donc j’ai un truc: je mets plutôt trop d’eau que trop peu. Avant de mixer, j’en enlève une partie que je conserve dans un pichet. Une fois que j’ai mixé, si c’est trop épais, je rejoute tout ou partie de ce que j’avais enlevé. S’il y a un surplus, je le congèle et je l’utilise comme bouillon pour mon prochain risotto. Pas folle, la guèpe: rien ne se perd.
Parlant de congélateur, je vous dirai aussi que c’est le moment de faire une grosse casserole de potage qui durera plusieurs jours (2-3 jours au frigo) ou que je congèlerai en doses individuelles pour plus tard.
Bon après le potage, le plat de résistance. C’est le moment d’allumer le four. Le truc qui demande presque zéro travail et qui fait vraiment déjeûner du dimanche, c’est un rôti. Choisissez la viande que vous aimez, perso j’aime assez le veau.
Oui je sais vous allez me dire qu’un rôti quand on est seul, c’est trop gros, c’est pas possible. J’ai longtemps pensé ça. Mais en fait c’est faux; si vous demandez à votre boucher un petit rôti de 250-300 grammes, il vous le coupera. Et vous aurez de la très bonne viande froide pour votre lunch du lundi ou pour un dîner assiette froide (avec de la moutarde et des cornichons, yum). Alors vraiment, ne vous en privez pas, de ce rôti!
Sortez la viande du frigo un peu à l’avance pour éviter le choc thermique frigo/four. Mettez-y un peu de matière grasse, quelques aromates style thym ou laurier, et du poivre. Vous salerez à mi-cuisson. Enfournez et c’est réglé. Suffit de l’arroser de son jus de temps en temps (sans se brûler, hein) et de saler une fois qu’il est au moins à moitié cuit, sinon ça durcit la viande. Pour le temps de cuisson et la température, ça dépend de la viande et de son poids, je demande toujours conseil à mon boucher. Mais si le rôti est petit (moins d’un demi kilo), ça va vraiment très vite! Ah, et laissez-le toujours reposer 5 minutes sous un papier alu, une fois que vous l’avez sorti du four: ça rendra la viande super tendre.
Pour accompagner le rôti, des petites pommes de terres grenaille. Il ne faut même pas les éplucher! Placez-le dans un plat allant au four, arrosez d’un peu d’huile d’olive et de gros sel, et mettez le plat au four à côté du rôti. Normalement elles cuisent en une petite demie-heure à 220°C. Si votre rôti nécessite un four moins chaud, mettez les pommes de terre plus tôt pour qu’elles aient plus de temps. Quand elles deviennent fripées et un peu moches, elles sont cuites.
Et les légumes me direz-vous? Je choisis souvent une poelée surgelée, à faire revenir dans une poèle avec du beurre et un oignon émincé. Par exemple avec le veau, des petits pois et carottes font merveille. Ca prend moins de 10 minutes à cuire et pratiquement pas de travail pour vous.
Si vous avez des invités, c’est certainement un déjeuner qui va impressionner tout le monde sans vous épuiser! Ah, vous voulez un dessert?
J’adore les fruits rouges avec de la crème anglaise. Quand c’est pas la saison des fruits rouges, j’en achète des surgelés, mais il faut les laisser dégeler bien à l’avance, et les sucrer un peu pour enlever l’acidité. La crème anglaise en brique au rayon frais est délicieuse, même Jamie Oliver dit qu’il l’achète toute faite pour ne pas s’embêter à la faire, alors pas de raison de stresser.
J’insite, ça peut paraître beaucoup de travail de préparer ce style de déjeuner, mais c’est un plaisir qu’il vaut la peine de se faire au moins une fois dans la semaine - en particulier en hiver, parce que c’est vraiment réconfortant!