février 4, 2008

Gourmandise express et dessert sophistiqué…

…c’est du deux en un, oui, oui!
J’ai vu cette recette dans une émission de Josée Di Stasio et j’en suis absolument folle.

Il s’agit de figues séchées pochées au thé. C’est simple comme bonjour et ça ne demande pas beaucoup de travail.

Prévoyez autant de figues séchées que vous le souhaitez. Préparez une quantité de thé suffisante pour que les figues puissent baigner dedans à leur aise. Choisissez un thé à la saveur vanillée, et laissez-le infuser 10 minutes. Ensuite, plongez-y les figues pour une heure au moins, mais une nuit c’est encore mieux.

Ensuite, déposez les figues dans une casserole, avec une bonne quantité de thé (à nouveau, pour les couvrir). Faites mijoter 10 minutes, puis sortez les figues et laissez-les tiédir. Ajoutez un peu de sucre au thé, selon votre goût, et faites le réduire durant 10 minutes pour obtenir une sorte de sirop.

Servez les figues dans des coupes ou des verres à Martini avec le sirop, et une bonne cuiller de crème épaisse ou encore de mascarpone ou de yaourt grec. Une boule de glace vanille serait délicieuse aussi.

C’est aussi simple à préparer pour un que pour 10, et vos invités vont adorer :-)

janvier 18, 2008

Miam, fromage…

Parfois on n’a vraiment pas envie de se mettre à cuisiner, mais on a envie d’un truc chaud, un peu plus élaboré qu’un jambon-beurre.
Dans ces cas-là, moi, j’aime les trucs genre croque-monsieur ou sandwiches chauds, surtout s’il y a du fromage!

Ma première version est à l’Italienne: je garnis le pain de mie de mozzarella et jambon de parme, un peu de poivre (pas de sel, le jambon est très salé) et même si j’ai envie, un peu d’huile d’olive sur la mie de pain plutôt que du beurre. Un délice méditerranéen. Des tomates séchées à côté et c’est le bonheur.

Mon second toast demande un peu plus de travail: il faut casser un oeuf. Je bats l’oeuf avec du sel, du poivre, et surtout du fromage râpé! Et je badigeonne l’extérieur de mon croque monsieur classique de ce mélange, ça lui donne une bonne croûte pleine de goût!

Le dernier, c’est le plus fabuleux. Dans un poêlon je mets une cuiller de crème et un bon morceau de cheddar coupé en cubes. Je chauffe doucement pour que ça fonde, tout en remuant. En quelques minutes j’obtiens une pâte liquide mais assez compacte. Je la tartine sur un toast, ou mieux encore sur un pain bagel ouvert en deux, et je passe le tout une ou deux minute sous le gril.

C’est trop bon!

janvier 7, 2008

Poulet pour un(e)

Quand on est seul à table, le poulet, c’est souvent un problème. Un poulet entier, c’est la garantie d’en manger pendant 3 jours, surtout si on l’a acheté déjà rôti (la solitude en cuisine rend paresseux, vous savez bien) et qu’on ne peut pas le congeler. Quand aux morceaux type cuisse ou ailes, ils sont toujours vendus en quantité industrielle, et en ce qui me concerne 3 cuisses de poulet ben ça fait 3 repas.

Mais j’ai trouvé un plan d’enfer pour contourner la difficulté et pour me préparer du délicieux poulet en un minimum de temps! Mon plan, c’est de mariner les morceaux de poulet dans un sac en plastique à congélation.
Oui je sais ça a l’air un peu trash (et pas écolo) mais c’est hyper efficace. Et ça présente un avantage imparable: si vous utilisez un sac en plastique par portion, vous pouvez congeler ce dont vous n’avez pas besoin dans son sac, avec sa marinade. Et la prochaine fois que vous en avez besoin, il n’y aura qu’à décongeler une portion; elle marinera en dégelant et vous n’aurez plus qu’à cuire. C’est pas un bon plan ça?

Mais qu’est-ce que je mets dans le sac en plastique? Ben d’abord, le morceau de poulet. Un blanc, ou une cuisse ou quelques ailes… ce que vous avez l’intention de manger. Ensuite, je verse une copieuse rasade d’huile d’olive (ça ne doit pas nager non plus, hein, 2-3 cuilers à soupe suffisent, le but n’est pas de noyer le poulet dans la marinade), je sale, je poivre, et j’ajoute du romarin - si possible frais mais le séché marche bien. Si une autre herbe vous plaît, n’hésitez pas à changer, le romarin est très traditionnel mais du persil plat et/ou du basilic c’est génial aussi. Perso je n’aime pas trop, mais le citron est un grand classique avec le poulet. Vous pouvez couper un citron en 4, presser le jus dans le sac et y mettre les quartiers pour que la pelure donne du goût.

Quand c’est fait, vous fermez bien le sac, vous secouez bien pour que la marinade se diffuse partout autour de la viande, et vous mettez au frigo. Ce qui est génial c’est que ça infuse très vite. Si vous laissez une heure, c’est parfait, si c’est un quart d’heure c’est très bien aussi, et en fait même 5 ou 10 minutes produisent déjà un effet prodigieux sur le goût du poulet! Et donc, pour les portions qui ne sont pas utilisée tout de suite, c’est maintenant qu’elles filent au congélateur.
Je vous fais remarquer qu’on n’a pas encore sali le moindre ustensile de cuisine :-)

La cuisson c’est simple. Sortez le poulet de son sac, égouttez légèrement. Si vous avez choisi du blanc, ce qui est le plus facile, il n’y a plus qu’à le déposer sur un grill bien chaud (ou une poèle) sans ajouter de matière grasse évidemment, et à le laisser cuire 7 minutes de chaque côté. Vous pouvez aussi le découper en lamelles et le cuire dans un wok bien chaud, où il faudra quand-même mettre une cuiller à soupe d’huile (obligatoire avec le wok), ça sera prêt en 8-9 minutes.
Vérifiez toujours bien la cuisson: le poulet étant un vecteur de la salmonellose, il doit toujours être parfaitement cuit et surtout pas rosé. (Croyez-en mon expérience: vous ne voulez pas attraper de salmonellose, alors faites gaffe.) Il faut aussi soigneusement nettoyer les ustensiles qui ont servi à la préparation du poulet (couteau, planche…) avant de les réutiliser pour éviter les contaminations croisées. Fin de la parenthèse sanitaire.

Si vous avez opté pour une cuisse, elle cuira en une vingtaine de minutes à la casserole, toujours sans ajouter de matière grasse (éventuellement un peu de bouillon). Idem pour les ailes, à la casserole, juste un peu moins longtemps.

Ce qui est formidable avec le poulet, c’est qu’il n’est pas exigeant au niveau accompagnement: ce qui lui va le mieux c’est encore la salade. Pour les pommes de terre, le top du top c’est les frites, avec de la mayonnaise, je vous jure qu’avec du poulet c’est vraiment à se damner. :-)
Mais rien ne vous empêche de faire un simple riz long, ça ira très bien aussi

janvier 4, 2008

Un bon stoemp bien de chez nous!

Alors il faut que je commence par expliquer à tous ceux qui ne vivent pas en Belgique que le stoemp, oui, ça se mange. Je sais que c’est un mot étrange mais je ne peux pas le dire autrement, j’ai pas de mot français équivalent.
Le stoemp c’est un bon plat d’hiver, une sorte de potée de pommes de terres écrasées avec d’autres légumes et qu’on sert avec une saucisse. C’est fabuleux.

Un grand classique, c’est le stoemp aux carottes. Et moi je le fais rapidement, en petite quantité (encore que, réchauffé le lendemain c’est encore meilleur) dans ma casserole à pression Seb. Je vous explique:

  • Coupez la quantité de pommes de terres et de carrottes désirée en morceaux. Si vous aimez ça, hachez aussi un peu d’oignon.
  • Dans la casserole, mettez les carottes (et l’oignon), de l’eau (faut toujours de l’eau dans la casserole à pression sinon c’est la catastrophe) et un morceau de beurre. Fermez la casserole et comptez 10 minutes de cuisson à partir de la mise sous pression.
  • Dépressurisez, ouvrez, rajoutez les pommes de terres et vérifiez qu’il ne faut pas remettre de liquide. Comptez encore 12 minutes de cuisson à partirde la mise sous pression.
  • Pendant ce temps là cuisez la saucisse - faites comme vous aimez.
  • Ouvrez, et le miracle se produit :-) Egouttez si nécessaire. Il vous reste à écraser le tout à la fourchette, vous verrez que ça se défait tout seul. Ajoutez un peu de beurre, de la muscade, du sel, du poivre, un peu de thym.

Servez un bon petit tas de purée avec la saucisse par-dessus. Vous m’en direz des nouvelles :-)

janvier 3, 2008

Que faire avec un reste de…

risotto?

Il n’y a pas qu’après avoir organisé un réveillon pour 20 personnes qu’on a des restes plein le frigo. Quand on cuisine pour soi seul, ça arrive même très souvent, parce qu’on est parfois obligé d’acheter plus que ce dont on a réellement besoin (exemple: les steaks vendus par 2 dans les supermarchés), parce qu’on n’a pas eu le compas dans l’oeil en cuisinant (ça arrive même aux meilleurs, moi ça m’arrive souvent) ou bien encore parce qu’on en a fait plus pour avoir la paix le lendemain.

Donc, savoir utiliser ses restes pour ne pas passer son temps à jeter (alors que des enfants meurent de faim partout dans le monde, je vous le rappelle) et pour ne pas devoir avaler la même chose pendant 3 jours, c’est important.

Alors c’est dit, aujourd’hui je vous explique que faire avec des restes de risotto. Et si vous ne savez pas comment on fait du risotto pour commencer, je vous propose d’aller voir mes explications sur le sujet.
Votre risotto en trop se conserve au frigo, et le lendemain il est donc très facile à travailler. C’est l’occasion de le transformer en délicieux arancini, sorte de boule de riz sicilienne. Vous pouvez en faire de petites boules pour l’apéro, de la taille d’une bouchée, ou en faire de grosses boules qui serviront de base à un repas accompagnés d’une salade. L’avantage c’est que lorsqu’elle seront prêtes vous pourrez les surgeler, après quoi vous pourrez les faire passer du congélateur au micro-ondes et les dévorer après quelques minutes. Elle est pas belle, la vie?

Les arancini sont des boulettes, que vous allez confectionner avec le risotto froid. Si votre risotto est “blanc” ou aux champignons, c’est parfait. S’il y a de grosses crevettes dedans ça s’y prête moins bien mais pourquoi pas. Le but est de mettre au coeur de la boulette une petite surprise: un cube de mozzarella fraîche ou une cuiller de viande hachée cuite dans une sauce tomate avec des petits pois. Formez la boulette avec vos mains humidifiées à l’eau (ça aide), en glissant la surprise au centre avant de la refermer. Ca n’est pas si compliqué, je vous promets.

Ensuite, battez un oeuf dans une grande assiette. A côté, mettez une assiette de chapelure. Il ne reste plus qu’à paner les boulettes en les passant dans l’oeuf puis dans la chapelure, en veillant à ce qu’elles en soient bien recouvertes.

La cuisson se fait en friture: dans une huile à 160-170°C. Si vous n’avez pas de friteuse vous pouvez le faire dans une casserole haute où le niveau de l’huile ne montera pas trop haut (faites attention c’est plus dangereux, évidemment). Il faut qu’il y ait assez d’huile pour couvrir les boulettes. Quand elles sont bien orangées, sortez-les et égouttez sur du sopalin.

Les boulettes se servent chaudes, et vous verrez que le coeur de mozzarella devient fondant, c’est fabuleux. Et comme je vous l’ai dit, vous pouvez les laisser refroidir, les conserver 3 mois au congélateur, et les réchauffer au micro-ondes: personnellement j’en ai toujours en réserve, et je peux vous dire que ça épte aussi les copains pour un dîner improvisé!!

PS: si vous voulez préparer spécialement cette recette, je vous conseille vraiment de cuire votre riz la veille car je vous assure que le jour même il est très difficile à assembler en boule.

décembre 28, 2007

Miam, crumble d’hiver hyper rapide.

Je suis une quiche en pâtisserie (si je puis dire). J’aime pas toutes ces mesures hyper précises, genre la ganache liquide doit être à 32°C bla bla bla… pas du tout mon truc. Mais je ne crache pas sur un dessert, bien évidemment. Et dans mes favoris, il y a le crumble.
Sauf que, sauf que. Comme je suis une feignasse pathologique, sortir la farine et le beurre pour faire une pâte à crumble avec mes petits doigts, ça m’épuise rien que d’y penser. C’est pour ça que j’adore cette recette, vue dans “Nicolas et moi”, une émission québecquoise. Vous allez voir!

Ca marche avec n’importe quels fruits mais ici on va prendre des pommes parce qu’on en trouve tout l’hiver. Les proportions que je vous donne sont pour un plat complet, mais j’imagine que même si vous le faites pour vous-seul vous serez ravi d’en manger plusieurs parts ;-) Donc, je prévois 4 où 5 pommes, que je coupe en lamelles. Je prends un plat allant au four, je le beurre généreusement, j’étale les pommes dans le fond en les faisant se chevaucher. Il faut qu’il y en ait une bonne couche et qu’on ne voie plus le fond du plat. J’ajoute, artistiquement dispersées par dessus, 75gr de noix de pécan. Et j’arrose avec 5cl de sirop d’érable. (Je sais bien que par chez nous c’est une denrée un peu chère, 4 ou 5 € la bouteille, mais c’est super bon. Au pire, n’en mettez pas). Ca y est, la première partie est terminée.

Dans un grand saladier, je mélange: 200gr de mon muesli préféré, 200gr de sucre cassonade, 65gr de farine et 200gr de beurre que j’ai fait fondre sans complexes au micro-ondes. En gros, sortir la balance pour mesurer les quantités est l’opération la plus pénible. J’oublie les arômates: une cuiller à café de cannelle en poudre, et une d’extrait de vanille liquide. Mélangez bien le tout (avec une cuiller en bois, pas besoin de se salir les mains) et voilà: y a plus qu’à étaler sur le dessus du plat.

Enfournez dans un four préchauffé à 190°C, ça cuit 30 minutes. Et qu’est-ce que c’est bon!

PS: rien n’empêche d’en faire moins, et de les confectionner dans des petits ramequins individuels.

décembre 27, 2007

Linguine aux courgettes et au crabe: une recette sicilienne.

Les agapes de Noël sont (enfin) terminées, mais dans une semaine on remet ça avec les menus totalement décadents (et sans doute très arrosés de champagne) du réveillon de Nouvel An.

Entre les deux, on a besoin d’une petite pause, mais on a quand-même envie de rester dans l’esprit de la fête avec un plat savoureux et un peu festif - même si très simple.

Alors je vous propose mes linguine aux courgettes et au crabe. C’est une recette empruntée à l’émission suisse Pique-Assiette dont je suis une grande fan.
Pour une personne, il faut 100 grammes de linguine (sorte de spaghetti plat, moins large qu’une tagliatelle -  si vous n’en avez pas, ben spaghetti et tagliatelle justement peuvent les remplacer), une courgette pas trop grosse, une petite boîte de crabe (bien que ça coûte bonbon, je vous conseille le royal avec 60% de pattes mais faites en fonction de votre budget), une petite échalotte et quelques épices: safran, cardamome en poudre et cannelle en poudre.

Avant tout, mettez l’eau à chauffer pou les pâtes: pour 100g, il faut 1 l d’eau et 10g de sel que vous n’ajouterez qu’une fois l’ébulition atteinte (sinon ça va être interminable, car le sel la retarde)

Commencez par couper la courgette en petits cubes, vous n’êtes même pas obligés d’enlever la peau. Hachez l’échalotte. Dans une grande poèle (assez haute, si possible), faites chauffer de l’huile d’olive (1 grosse cuiller à soupe) et faites blondir l’échalotte. Ensuite, ajoutez les cubes de courgette et faites-les revenir durant 2 minutes. Lorsque c’est fait, versez 1dl d’eau et les épices: 2 pistils de safran (doucement, ça coûte cher!), 1 pincée de cardamome et 1 de cannelle. N’abusez pas de la cannelle ou elle va vous remplir les papilles en assomant tout le reste! Remuez, et ajoutez le crabe bien émietté. Mélangez bien et laissez mijoter durant 10 minutes.

C’est à peu près le temps de cuisson de vos pâtes, qui peuvent donc maintenant aller prendre leur bain. Il suffira ensuite de les égoutter et d’ajouter le contenu de la poèle.

On ne sert pas de fromage sur des pâtes au poisson ou aux fruits de mer. S’il vous manque un petit quelque chose là-dessus, des amandes pilées au mortier feront l’affaire. Mais moi je trouve ça très bien comme ça. A la fois très léger et tout à fait raffiné!

décembre 22, 2007

Réveillon pour un(e)

J’espère qu’à moins que vous n’ayez ferment décidé qu’il en serait ainsi, vous n’allez pas passer les réveillons seul à table. Mais si c’est le cas, il n’y a pas de raison de ne pas vous faire plaisir avec un bon repas qui change de l’ordinaire et qui ne soit pas trop compliqué à faire. Alors je vous propose ici quelques suggestions.

D’abord, prévoyez de passer chez votre boulanger quelques jours avant le jour J. Vous n’avez pas de boulanger? C’est vraiment dommage; je vous assure que le pain des supermarchés ne vaut pas tripette à côté de celui du boulanger, et je ne parle même pas des horreurs préemballées bourrées de conservateurs. De grâce, au moins pour cette fois, entrez dans une boulangerie. Et réservez un bon pain de mie à trancher, style campagne, et un dessert. J’imagine que vous n’allez pas manger une buche entière tout seul mais de plus de boulangeries propsent des mini-gâteaux ou bûches à servir en mignardise, alors choisissez ce quu vous fait envie. Le jour dit, il n’y a plus qu’à aller passer la commande.

En entrée, je vous propose du saumon fumé sur toast. Je ne suis pas très foie-gras, en particulier parce que si vous n’en achetez pas une grande quantité, vous allez avoir du mal à trouver un produit de qualité en petite portion. Et je trouve qu’il vaut mieux ne pas en manger que d’en manger du pas terrible, non? Mais enfin vous faites comme vous voulez, si vous en avez une bonne tranche avec un petit confit je n’y vois pas d’inconvéient.
Cela dit je reviens à mon saumon: lui, vous allez pouvoir l’acheter tranché, juste ce qu’il vous faut. Pour l’accompagner, un toast du bon pain du boulanger (CQFD) et une bonne sauce que vous aurez confectionnée en assaisonnant de la crème épaisse avec de l’aneth, du sel et du poivre ou bien encore, avec des baies roses. Jusque là ça n’est pas très compliqué.

En plat, je vous propose du magret de canard, parce que c’est facile à préparer et que vous pouvez en acheter un seul, ce qui est parfait pour une personne. Cuire un magret est enfantin. Vous verrez qu’il a encore sa peau et une épaisse couche de graisse. Il faut entailler la graisse en losange avec un couteau, en faisant attention à ne pas toucher la chair. Faites chauffer une poêle sans y mettre de matière grasse, et déposez-y le magret sur le côté peau. Il faut le cuire 7 minutes (vous allez voir que la graisse va fondre) puis le retourner et laisser cuire 7 minutes de l’autre côté. N’oubliez pas de l’assaisonner en cours de route. Bon, c’est vraiment pas compliqué, hein.
Avec ça, une petite sauce. Le magret à l’orange est un délice mais la plupart des recettes sont compliquées. Mais j’en ai trouvé une express: une fois le magret cuit, débarrassez-le dans un plat et couvrez d’aluminum pour ne pas qu’il refroidisse. Reprenez la poêle, dans laquelle se trouve toute sa graisse qui a fondu. Faites-y revenir une grosse échalotte hachée. Ajoutez ensuite un verrede muscat doux et le jus d’une orange. Laissez réduire quelques minutes pour que la sauce épaississe et servez-là avec le magret.
Vous n’aimez pas le sucré-salé? Une bonne sauce au poivre fait parfaitement l’affaire aussi.

J’aime le magret avec des légume simples et sans chichis, surtout que la sauce à l’orange est très riche en goût. Des haricots verts (cuits dans l’eau salée puis passés quelques instants dans une casserole avec du beurre) ou une endive (cuite une heure tout doucement dans une cocotte avec du beurre et un sucre pour casser l’amertume, en la retournant de temps en temps) feront merveille. Une salade mixte aussi, si c’est ce que vous aimez. Et des pommes de terre: le plus simple est de cuire au four des petites pommes de terre grenaille, ou pour de l’exotisme des vitelottes, ces pommes-de-terre mauve qui ont un goût divin! Mettez les dans un plat allant au four, une bonne rasade d’huile d’olive et du gros sel et hop: au four à 220°C jusqu’à ce qu’elles soient un peu fripées - une demie-heure environ.

Bon après il y a votre dessert réservé chez le boulanger qui vous attend au frigo, vous vous souvenez? Mais si vous en avez envie, un morceau de fromage (du roquefort, miam ou bien du comté) avec une poire seront délicieux.

Alors, ça vous fait pas envie?

décembre 22, 2007

Le samedi, des spaghetti

Je sais pas vous, mais moi le samedi, j’ai un million de trucs à faire. Le marché, les courses, un peu de shopping de fringues, boire un verre avec les amis… En conséquence, comme n’importe quel jour de semaine (voire même pire encore) je passe peu de temps dans la cuisine.

Mon plat préféré, pour le samedi, ce sont les spaghetti. Avec une sauce maison, bien sûr.

Pour les pâtes, j’adore la marque Barilla. En tous cas je prends toujours des pâtes 100% semoule de blé dur et fabriquées en Italie. Pour les cuire, c’est hyper simple: retenez que pour 100g de pâtes (une portion d’une personne), il faut 1 l d’eau et 10g de sel. Suffit de multiplier par la quantité. J’ai quand-même quelques trucs à vous donner:

  • mettez le sel dans l’eau quand elle bout déjà, sinon vous allez retarder l’ébullition
  • ne mettez jamais d’huile dans l’eau, ça ne sert absolument à rien, personne en Italie ne fait ça
  • un vrai secret que je vous confie: mettez dans l’eau 2 gousses d’ail épluchées; ça change tout, et vous pouvez les laisser dans les pâtes au moment de servir.
  • ne remettez pas le couvercle sur la casserole pendant que les pâtes cuisent
  • respectez bien le temps de cuisson, y a rien de pire que des pâtes trop cuites
  • avant d’égoutter, prélevez dans un bol une louche d’eau de cuisson; si la recette nécessite que les pâtes ne soient pas directement mélangées à la sauce, remettez-les dans la casserole avec cette petite quantité d’eau, c’est ça qui les empêchera de coller. Ca peut aussi servir à diluer un pesto, ou toute autre sauce.

Le samedi par contre, je prends le temps de faire une bonne sauce (qui peut être préparée en avance et réchauffée).
La base est toujours la même: on fait revenir dans de l’huile d’olive un peu d’oignon (et un peu d’ail si on aime mais ça n’est pas nécessaire), on ajoute des tomates et on laisse mijoter durant une heure. Quelles tomates, me direz-vous? Si vous avez de la patience, du courage, et de belles tomates fraîches, faites la totale: passez les tomates 30 secondes dans l’eau bouillante après avoir fait une incision en croix dans la peau; sortez-les de l’eau, épluchez-les, coupez-les et virez les pépins puis direction casserole. Ou alors faites comme moi et prenez de bonnes tomates pelées en boîte, qu’elles soient entières ou concassées. (Evitez le concentré, je sais comment ça se fabrique, croyez-moi, vous ne voulez pas en manger).
Après, c’est comme vous voulez: soit vous vous contentez d’assaisonner (sel, poivre) et de mettre du basilic frais en fin de cuisson, soit vous ajoutez d’autres légumes (carrotte, aubergine, petit pois) en tenant compte de leur temps de cuisson. Et pour les carnivores, faites revenir votre viande hachée ou autre dans une poele pour qu’elle soit bien cuite avant de l’ajouter à la sauce.
Pour les arômates, j’aime le basilic (frais de préférence, ou surgelé, séché s’il n’y a rien d’autre), mais vous pouvez aussi utiliser de l’origan, en y allant doucement parce que le goût est très fort.

Le tuyau, c’est d’en faire une grande quantité et d’en surgeler pour les jours de semaines difficiles. Je fais une sauce tomates-petits pois en mini doses dans le congélo, ça sert avec un tas de trucs: pâtes fraîches, légumes…

Bon n’oubliez pas qu’avec les pâtes, il faut du fromage: parmesan, grana padano (non c’est pas pareil), rigatello…
Et hop, c’est l’Italie à la maison!

décembre 21, 2007

Un déjeûner traditionnel du dimanche

Je ne sais pas comment c’était chez vous quand vous étiez enfants, mais chez mes parents, le déjeûner du dimanche était et est toujours une institution. Autant vous dire que quand certaines de mes amies me disent que le dimanche c’est tellement farniente qu’elles vont manger au McDo pour pas cuisiner, je trouve quand-même ça un peu triste!

Passer la matinée dans la cuisine comme ma mère: non, mais pourquoi se priver du plaisir d’un vrai déjeûner préparé sans trop d’efforts, une fois dans la semaine? Bon évidemment, il faut y penser avant de faire ses courses (je suppose que pour vous aussi, ça a souvent lieu vendredi soir ou samedi), c’est pour ça que je vous en parle un vendredi.

Pour mon déjeûner dominical, je prévois d’abord un potage de légumes. Ne hurlez pas, je vous jure que c’est hyper simple. Pour moi c’est même encore plus que hyper simple parce que je le prépare avec ma cocotte minute Seb dernier cri avec minuteur intégré et tout et tout. Mais en fait c’est pareil avec une casserole normale sauf que le temps de cuisson sera plus long.
Non, je ne passe pas des heures avec les mains dans l’eau froide pour nettoyer les légumes, j’avoue; les surgelés c’est pas fait pour les chiens. Soit vous trouvez un bon mélange pour soupe qui vous plaît, soit vous le composez vous-même. J’ai 2 grands classiques à mon actif : céleri+carotte+persil plat+pommes de terre qui fonctionne en toute saison, et à l’hiver potiron+carotte+oignon+pomme de terre. Au niveau proportion c’est une question de goût, mais évitez juste d’abuser de ce qui a un goût très fort comme le persil plat. Et je mets toujours environ un tiers de pomme de terre. Ceux qui veulent faire attention à la ligne peuvent remplacer partiellement ou totalement la pomme de terre par de la courgette, mais le goût est différent.
Bref, la règle pour préparer un potage savoureux, c’est de commencer par faire étuver les légumes coupés dans de la matière grasse pour dégager les arômes, avant d’ajouter l’eau. Puis on laisse mijoter, on mixe, on assaisonne, et c’est réglé.
Je sais pas combien d’eau il faut mettre“, vous allez me dire. Ben moi non plus. En plus ça dépend si vous aimez un potage épais ou pas. Donc j’ai un truc: je mets plutôt trop d’eau que trop peu. Avant de mixer, j’en enlève une partie que je conserve dans un pichet. Une fois que j’ai mixé, si c’est trop épais, je rejoute tout ou partie de ce que j’avais enlevé. S’il y a un surplus, je le congèle et je l’utilise comme bouillon pour mon prochain risotto. Pas folle, la guèpe: rien ne se perd.

Parlant de congélateur, je vous dirai aussi que c’est le moment de faire une grosse casserole de potage qui durera plusieurs jours (2-3 jours au frigo) ou que je congèlerai en doses individuelles pour plus tard.

Bon après le potage, le plat de résistance. C’est le moment d’allumer le four. Le truc qui demande presque zéro travail et qui fait vraiment déjeûner du dimanche, c’est un rôti. Choisissez la viande que vous aimez, perso j’aime assez le veau.
Oui je sais vous allez me dire qu’un rôti quand on est seul, c’est trop gros, c’est pas possible. J’ai longtemps pensé ça. Mais en fait c’est faux; si vous demandez à votre boucher un petit rôti de 250-300 grammes, il vous le coupera. Et vous aurez de la très bonne viande froide pour votre lunch du lundi ou pour un dîner assiette froide (avec de la moutarde et des cornichons, yum). Alors vraiment, ne vous en privez pas, de ce rôti!

Sortez la viande du frigo un peu à l’avance pour éviter le choc thermique frigo/four. Mettez-y un peu de matière grasse, quelques aromates style thym ou laurier, et du poivre. Vous salerez à mi-cuisson. Enfournez et c’est réglé. Suffit de l’arroser de son jus de temps en temps (sans se brûler, hein) et de saler une fois qu’il est au moins à moitié cuit, sinon ça durcit la viande. Pour le temps de cuisson et la température, ça dépend de la viande et de son poids, je demande toujours conseil à mon boucher. Mais si le rôti est petit (moins d’un demi kilo), ça va vraiment très vite! Ah, et laissez-le toujours reposer 5 minutes sous un papier alu, une fois que vous l’avez sorti du four: ça rendra la viande super tendre.

Pour accompagner le rôti, des petites pommes de terres grenaille. Il ne faut même pas les éplucher! Placez-le dans un plat allant au four, arrosez d’un peu d’huile d’olive et de gros sel, et mettez le plat au four à côté du rôti. Normalement elles cuisent en une petite demie-heure à 220°C. Si votre rôti nécessite un four moins chaud, mettez les pommes de terre plus tôt pour qu’elles aient plus de temps. Quand elles deviennent fripées et un peu moches, elles sont cuites.

Et les légumes me direz-vous? Je choisis souvent une poelée surgelée, à faire revenir dans une poèle avec du beurre et un oignon émincé. Par exemple avec le veau, des petits pois et carottes font merveille. Ca prend moins de 10 minutes à cuire et pratiquement pas de travail pour vous.

Si vous avez des invités, c’est certainement un déjeuner qui va impressionner tout le monde sans vous épuiser! Ah, vous voulez un dessert?
J’adore les fruits rouges avec de la crème anglaise. Quand c’est pas la saison des fruits rouges, j’en achète des surgelés, mais il faut les laisser dégeler bien à l’avance, et les sucrer un peu pour enlever l’acidité. La crème anglaise en brique au rayon frais est délicieuse, même Jamie Oliver dit qu’il l’achète toute faite pour ne pas s’embêter à la faire, alors pas de raison de stresser.

J’insite, ça peut paraître beaucoup de travail de préparer ce style de déjeuner, mais c’est un plaisir qu’il vaut la peine de se faire au moins une fois dans la semaine - en particulier en hiver, parce que c’est vraiment réconfortant!