Quand on est seul à table, le poulet, c’est souvent un problème. Un poulet entier, c’est la garantie d’en manger pendant 3 jours, surtout si on l’a acheté déjà rôti (la solitude en cuisine rend paresseux, vous savez bien) et qu’on ne peut pas le congeler. Quand aux morceaux type cuisse ou ailes, ils sont toujours vendus en quantité industrielle, et en ce qui me concerne 3 cuisses de poulet ben ça fait 3 repas.
Mais j’ai trouvé un plan d’enfer pour contourner la difficulté et pour me préparer du délicieux poulet en un minimum de temps! Mon plan, c’est de mariner les morceaux de poulet dans un sac en plastique à congélation.
Oui je sais ça a l’air un peu trash (et pas écolo) mais c’est hyper efficace. Et ça présente un avantage imparable: si vous utilisez un sac en plastique par portion, vous pouvez congeler ce dont vous n’avez pas besoin dans son sac, avec sa marinade. Et la prochaine fois que vous en avez besoin, il n’y aura qu’à décongeler une portion; elle marinera en dégelant et vous n’aurez plus qu’à cuire. C’est pas un bon plan ça?
Mais qu’est-ce que je mets dans le sac en plastique? Ben d’abord, le morceau de poulet. Un blanc, ou une cuisse ou quelques ailes… ce que vous avez l’intention de manger. Ensuite, je verse une copieuse rasade d’huile d’olive (ça ne doit pas nager non plus, hein, 2-3 cuilers à soupe suffisent, le but n’est pas de noyer le poulet dans la marinade), je sale, je poivre, et j’ajoute du romarin – si possible frais mais le séché marche bien. Si une autre herbe vous plaît, n’hésitez pas à changer, le romarin est très traditionnel mais du persil plat et/ou du basilic c’est génial aussi. Perso je n’aime pas trop, mais le citron est un grand classique avec le poulet. Vous pouvez couper un citron en 4, presser le jus dans le sac et y mettre les quartiers pour que la pelure donne du goût.
Quand c’est fait, vous fermez bien le sac, vous secouez bien pour que la marinade se diffuse partout autour de la viande, et vous mettez au frigo. Ce qui est génial c’est que ça infuse très vite. Si vous laissez une heure, c’est parfait, si c’est un quart d’heure c’est très bien aussi, et en fait même 5 ou 10 minutes produisent déjà un effet prodigieux sur le goût du poulet! Et donc, pour les portions qui ne sont pas utilisée tout de suite, c’est maintenant qu’elles filent au congélateur.
Je vous fais remarquer qu’on n’a pas encore sali le moindre ustensile de cuisine
La cuisson c’est simple. Sortez le poulet de son sac, égouttez légèrement. Si vous avez choisi du blanc, ce qui est le plus facile, il n’y a plus qu’à le déposer sur un grill bien chaud (ou une poèle) sans ajouter de matière grasse évidemment, et à le laisser cuire 7 minutes de chaque côté. Vous pouvez aussi le découper en lamelles et le cuire dans un wok bien chaud, où il faudra quand-même mettre une cuiller à soupe d’huile (obligatoire avec le wok), ça sera prêt en 8-9 minutes.
Vérifiez toujours bien la cuisson: le poulet étant un vecteur de la salmonellose, il doit toujours être parfaitement cuit et surtout pas rosé. (Croyez-en mon expérience: vous ne voulez pas attraper de salmonellose, alors faites gaffe.) Il faut aussi soigneusement nettoyer les ustensiles qui ont servi à la préparation du poulet (couteau, planche…) avant de les réutiliser pour éviter les contaminations croisées. Fin de la parenthèse sanitaire.
Si vous avez opté pour une cuisse, elle cuira en une vingtaine de minutes à la casserole, toujours sans ajouter de matière grasse (éventuellement un peu de bouillon). Idem pour les ailes, à la casserole, juste un peu moins longtemps.
Ce qui est formidable avec le poulet, c’est qu’il n’est pas exigeant au niveau accompagnement: ce qui lui va le mieux c’est encore la salade. Pour les pommes de terre, le top du top c’est les frites, avec de la mayonnaise, je vous jure qu’avec du poulet c’est vraiment à se damner. 
Mais rien ne vous empêche de faire un simple riz long, ça ira très bien aussi